Historique

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CHARTE DE LARMENIUS

Selon certains chercheurs, cette liste serait celle des Grands-maîtres du Temple depuis son origine et jusqu’à nos jours… Bien difficile de savoir si c’est une légende ou une réalité !

Liste des Grands Maîtres depuis l’origine

1 Hugues de Payens, fondateur de L’Ordre
et premier Grand-Maître – Hugo de Paganis
1118
2 Robert de Crédon ou Craon (Robertus de Credonio) 1159 (1)
3 Eberhart des Barres (Eberhardus de Barris) 1147
4 Bernard de Tremelay ( Bernardus Tremolaius ) 1151
5 Bertrand de Blanchefort (Bertrandus de Alboforti) 1154
6 Philippe de Naplouse (Philippus Neapolitanus) 1169
7 Odon de Saint-Amand (Odo de Sancto-Amando) 1171
8 Arnauld de la Tour-Rouge ou de Toroge (Arnoldus de Turri-Rubra) 1180
9 Jehan de Terric (Johannes Terricus) 1185
10 Girard de Riderfort (Girardus Riderfortius) 1187
11 Robert de Sablé ou des Sables (Robertus Sablaeus) 1191
12 Gilbert Eral ou Roral d’Erals (Gilbertus Eralius) 1196
13 Philippe du Plessis (Philippus de Plessio) 1201
14 Guillaume de Chartres (Guillielmus de Carnoto) 1217
15 Pierre de Montagu ou Montaigu (Petrus de Monte-Acuto) 1218
16 Armand de Grosse-Pierre (Armandus de Petra-Grossa) 1229
17 Hermann de Périgord (Harmannus Petragorius) 1237
17bis Guillaume de Rochefort, Régent (Guillielmus de Rupeforti, Regens) 1244 (2)
18 Guillaume de Sonnac (Guillielmus Sonneius) 1247
19 Renaud de Vichy ou de Vichiers (Reginaldus Vichierus) 1250
20 Thomas Berald ou de Beraud (Thomas Beraldus) 1257
21 Guillaume de Beaujeu (Guillielmus de Bellojoco) 1274
22 Théobald Gaudini (Theobaldus Gaudinius) 1291
23 Jacques de Molay (Jacobus de Molaio) 1298
A PARTIR DE 1314
24 Jehan-Marc Larmenius de Jérusalem, donne la Charte de Transmission le 13 février 1324. Création de quatre Lieutenants-Généraux, Princes Souverains et à vie de l’Ordre. ( Johannes-Marcus Larmenius. Quatuor Supremorum Vicariorum-Magistrorum pro vita Supremorum-Principum Ordinis institutio ) 1314
25 François-Thomas-Théobald d’Alexandrie ( Franciscus – Thomas – Theobaldus Alexandrinus ) 1324
26 Arnauld de Braque ( Arnulphus de Bracque ) 1340
27 Jehan de Clermont ( Johannes Claromontanus ) 1349
28 Bertrand Du Guesclin ( Bertrandus Du Guesclin ) 1357
29 Jehan premier d’Armagnac ( Johannes primus Arminiacus ) 1381
30 Bernard d’Armagnac ( Bernardus Arminiacus ) 1392
31 Jehan II d’Armagnac ( Joahannes II Arminiacus ) 1419
32 Jean de Croy ( Johannes Croyus ) 1451 (3)
Bernard Imbault, Lieutenant-Général d’Afrique, Régent ( Bernardus Imbaultius, Supremus-Vicarius-Magister Africanus, Regens ) 1472
33 Robert de Lenoncourt ( Robertus Lenoncurtius ) 1478
34 Galéas de Salazar ( Galéatius de Salazar ) 1497
35 Philippe de Chabot ( Philippus Chabotius ) 1516
36 Gaspard de Saulx et de Tavannes ( Gaspardus de Salciaco Tavannensis ) 1544
37 Henry de Montmorency ( Henricus de Montemorenciaco ) 1574
38 Charles de Valois (Carolus Valesius) 1615
39 Jacques Rouxel de Grancey (Jacobus Ruxellius de Granceio ) 1651
40 Jacques-Henry de Durfort, Duc de Duras (Jacobus-Henricus de Duroforti, Dux de Duras) 1681
41 Philippe, Duc d’Orléans (Philippus, Dux Aurelianensis) 1705
42 Louis-Auguste de Borbon, Duc du Maine (Ludovicus – Augustus Borbonius Dux du Maine) 1724
43 Louis-Henri de Bourbon, Prince de Condé
(Ludovicus – Henricus Borbonius Condaeus)
1737
44 Louis-François de Bourbon, Prince de Conty
(Ludovicus – Franciscus – Borbonius Conty)
1741
45 Louis-Hercules-Timoléon de Cossé, Duc de Brissac
(Ludovicus – Hercules – Timoléo de Cossé-Brissac)
1776 (4)
Claude-Mathieu Radix de Chevillon, Lieutenant-Général d’Europe, Régent (Claudius – Mathaeus Radix de Chevillon, Supremus-Vicarius-Magister Europaeus Regens ) 1792
46 Bernard-Raymond Fabré-Palaprat de Spolette, né à Cordes (Tarn)
(Bernardus-Raymondus Fabré, Cordo-Albiensis)
4/11/1804
Après 1840, la liste ultérieure s’établit comme suit :
Charles Antoine Gabriel, Duc de Choiseul 1813
Charles Louis le Peletier, comte d’Aunay
Bernard-Raymond Fabré-Palaprat de Spolette 1827
  Secrétariat International des Templiers élu par le Convent Général 1832
Charles Fortuné Jules Guigues, comte de Moreton et de Chabrillan 1832
  Commission exécutive du Couvent Général 1838
Jean-Marie Raoul 1840
Narcisse Valleray 1850
Vernois 1866
Joséphin Péladan 1892
Internationaal Congres te Brussel 1894
Oprichting van Ordre Souverain et Militaire du Temple 1932
Conseil de régence 1934
Emile-Clément Joseph Isaac Vandenberg 1934
Théodore Covias 1935
Emile-Clément Joseph Isaac Vandenberg 1942
Don Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes 1942
Don Fernando Campello Pinto Pereira de Sousa Fontes 1960

Et actuellement ?…
L’authenticité de cette liste fait l’objet d’une polémique depuis qu’elle est connue.
Pour ma part, et pour des raisons qui n’ont rien à voir avec cette polémique, j’aurais tendance à la croire véridique.
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’elle permet, à la lumière de faits historiques avérés, une autre manière de comprendre l’Histoire.
Explication ?
La voilà, elle vaut ce qu’elle vaut mais vous êtes cordialement conviés à me faire part de vos appréciations.
Regardez la suite de GM après 1314. On y trouve Du Guesclin, ce qui n’est pas peut dire mais qui n’est pas une preuve en soi. Cependant, sa présence sur cette liste permet d’expliquer de manière bien plus concevable plusieurs faits auxquels il a présidé et qu’on nous a toujours présentés comme des choses bizarres, presque reprochables à ce bon connétable :
1) Le fait qu’il ait si “facilement” entraîné en Espagne les grandes compagnies désoeuvrées qui parait-il ravageaient nos campagnes après la paix de Bretigny (1360).
Si ces grandes compagnies n’étaient vraiment constituées que de mercenaires et d’aventuriers comme on nous l’a dit (et certaines jusqu’à 10 000 ou 15 000 hommes !) la pauvre petite France de Charles V aurait été très vite anéantie. Mais ce ne fut pas le cas. Il y avait bien ici ou là quelques cités qui ouvraient leurs portes devant la force de ces “bandes”, mais quoiqu’on nous raconte, on ne trouve guère de traces de pillages ou de massacres coutumiers à ces sortes de bandits en temps de guerre. Ce qui laisse penser qu’ils étaient très bien encadrés. Par contre, on trouve d’autres événements, beaucoup plus subversifs ceux-là. Par exemple l’élection, en Provence, d’un nouveau roi de France sous le nom de Jean Ier en la personne du Siennois Giannino Gucci, prétendu fils de Louis X. Faut-il croire que les français n’étaient pas content du leur qu’ils veuillent en changer ?
C’est d’ailleurs à partir de là que Charles V charge Du Guesclin de régler la question. Et que fait Du Guesclin ? Il va trouver le pape et la première chose qu’il lui demande avec force insistance est de lever l’excommunication qui frappe ces “routiers” depuis quatre ans. Après quoi, il les emmène facilement derrière lui combattre le roi de Castille, allié du Prince Noir !!! (Ben oui ! En France la paix était signée avec les anglais, il fallait bien aller les battre ailleurs!)
Je m’interroge donc : L’abolition officielle du Temple est encore dans toutes les consciences cinquante ans après… Les “bandits” dont l’histoire nous a rebattu les oreilles ne seraient-ils pas de la même eau que des “rebelles” ? De tous temps, on a toujours fait passer les partisans pour des terroristes. Mais que se présente un chef “reconnu”, et les partisans se mettent au garde à vous ! Je ne suis pas loin de penser qu’il nous faudra là aussi réviser notre histoire.
2) Le second fait qui m’intrigue à propos de Du Guesclin le fait passer pour rien moins qu’un monstre de prétention. Lorsqu’il évalue lui-même à un chiffre “royal” le montant de sa rançon au roi de Castille qui l’a fait prisonnier, j’ai toujours pensé qu’il y avait là une anomalie.
Un type qu’on nous présente comme un petit baron breton sans naissance mais qui serait tout de même devenu à la force du poignet le second personnage de France, comment pourrait-il oublier la modestie de ses origines et faire payer aux français le lourd tribut de son énorme rançon ? Car on nous précise bien que tous les français ont mis la main à l’escarcelle et même que toutes les fileuses de France se sont usé les doigts pour lui ! Cette explication ne tient pas la route ! Un tel homme ne peut pas être aussi imbu de sa personne qu’il aille ainsi au-devant d’une dépense irraisonnée.
Tandis que si Bertrand Du Guesclin est templier (ce qui est confirmé par le fait qu’il délivre l’Île Bouchard “beauceant en tête»), d’autant plus GM, la question se pose alors tout autrement ! Le transfert d’une somme à l’étranger sous prétexte d’une rançon est chose banale. La seule question qui se pose est à propos de son formidable montant décidé par Bertrand. D’où vient-il ? En partie sans doute du Trésor royal, bien maigre à cette époque de guerre permanente, mais aussi et surtout de la cotisation volontaire des français qui l’adoraient. Par ailleurs, la totalité de ses domaines en Bretagne y est passée.
Je pose donc la question : Pourquoi les français l’aimaient-ils autant ce “petit baron breton” ? Il n’a jamais manqué de grands capitaines en France, mais jamais ils ne furent révérés par le peuple comme celui-là. Pourquoi ?
Ce qu’on oublie souvent de nous dire dans nos manuels scolaires c’est que le roi d’Aragon pour qui a bataillé Du Guesclin lui a remis en compensation un duché. En fin de compte, cette histoire de rançon pourrait bien être un tour de passe-passe pour sortir de France, très officiellement, des capitaux énormes !… Capitaux qui seront bien vite récupérés quand le roi d’Aragon aura battu son demi-frère de Castille.
Le jeu comporte une petite question subsidiaire … Où le Temple a-t-il encore une existence complètement officielle en 1360 ? Réponse : En Aragon !
Pour revenir à cette liste de Larmenius, d’autres raisons me font croire à sa réalité. En suivant cette liste, après Du Guesclin on trouve 3 Armagnac successifs jusqu’en 1451. Or, en cette période de “guerre de cent ans”, qui est rangé du côté de Jeanne d’Arc et du dauphin Charles ?…Réponse : Les “Armagnacs”.
Comme chacun sait, les Bourguignons sont avec les anglais. Et les templiers n’ont jamais pris le parti des anglais. En 1312 certains se sont échappés et réfugiés aux iles britanniques mais en Ecosse, et des écossais, il y en aura 6000 pour défendre Orléans !
Tout ça ne “prouve” rien, nous sommes d’accord, mais il faut bien convenir que ça converge vers une certaine idée des choses…
Jacky Minier