L’Avenir

Une nouvelle heure approche, heure du rassemblement, d’une rénovation spirituelle, humaine dans une grande fraternité à retrouver suite à l’échappement de certains décidés de rejoindre d’autres groupes ou groupuscules.
Ces départs correspondent le plus souvent – et ceci n’étant que le résultat d’un titillement d’égo – à la recherche de titres, récompenses, distinctions, encore décors à porter et à mettre en évidence. Où est passée l’humilité ?

Nous voulons croire aujourd’hui qu’il existe encore des Frères et des Sœurs qui veulent se rassembler, agir en toute humilité, avec un profond Amour fraternel, et parler de l’avenir, construire cet avenir qui, par la conjoncture actuelle, n’est pas au mieux de sa « forme » si je puis m’exprimer ainsi.

Il nous intéresse en cet instant de voir comment nous allons réagir face aux problèmes de société actuels, aux conditions humaines qui appellent à changer d’ici peu; de nous recentrer humainement et spirituellement, de travailler ensemble et non pas égoïstement chacun se conforter dans sa petite bulle protectrice ;  en conclusion : « aimons-nous les uns les autres ». Mais pour cela une chose reste primordiale et inconditionnelle, ne pas perdre et avoir la FOI.

Mais qu’est-ce-que la Foi ?

C’est la volonté de croire sans preuves et contre les preuves que l’homme peut faire son destin et donc que la morale n’est pas un vain mot. Le donjon de la Foi, c’est la liberté même, et il faut y croire, car sans y croire on ne peut l’avoir ; et croire aussi qu’il y a un bien et un mal. Il faut bien se garder libre si l’on croit l’être.
Le mal vient de l’esclavage, c’est-à-dire dans notre cas, préférer les biens extérieurs à la liberté. Il faut croire aussi en nos semblables et les supposer dignes d’être instruits et capables de liberté. Cette foi se nomme Charité.
Il faut croire également que la nature n’a rien qui s’oppose en principe à la volonté, mais qu’au contraire, l’homme de foi réussit même dans les entreprises matérielles. Cette foi se nomme Espérance.

Enfin, Dieu est le modèle de l’homme libre, juste et bon.

La Foi repose sur un crédo mais aussi sur des thèses ; or les thèses les plus évidentes sont sans cesse remises en question. La foi peut-elle être remise en question ?
C’est un problème personnel relevant de l’intériorité, et est donc régie par le libre-arbitre. Notre fraternité unit des personnes qui ont la Foi et qui librement choisissent de penser et d’agir en fonction de celle-ci.

Mais agir…c’est avoir pour être, et être pour servir.

Mais alors, que penser de ceux qui, en dépit des serments prêtés sur le Livre de la Sainte Loi, mais surtout sur eux-mêmes, foulent aux pieds les principes idéologiques qu’ils proclament adopter pour jouir au plus vite de leurs illusions.
Que penser de ces autres tristes tricheurs qui croient échapper aux soi-disant contraintes de la morale, de leur propre morale pour une basse matérialité.
Que dire de ces outres vides qui se parent de plumes de paon, répandant en chapitre d’édifiantes maximes et se confondent en paroles compilées dans des lectures ou des dires pour masquer leur cupidité, leur incompétence, leur arrogance et le vide cosmique qui leur sert de morale.

Poser la question est y répondre : seul le mépris dans un premier temps peut qualifier de telles attitudes.
Profiter de la confiance ou de la notoriété de ses Frères ou de ses Sœurs pour acquérir des faveurs ou des biens immérités, est d’une navrante bêtise, car tout se sait un jour, se retourne contre celui ou celle qui abuse, mais qui aura souillé malheureusement la Fraternité toute entière.
Notre Ordre, qui coiffe et défend la Fraternité comporte un ensemble de lois et usages qui devraient rendre impossible ces pratiques honteuses.

Chacun d’entre nous a prêté serment de fidélité, de silence et d’obéissance, non à un système ou à un individu, mais à sa propre conscience. Y renoncer ou le trahir consiste à se déjuger, et implique un renoncement à sa propre morale et aux règles de vie dont on relève vis à vis des autres. Les menteurs, parjures et prévaricateurs n’ont plus ou plutôt n’ont pas leur place parmi nous ; ils sont la honte de notre fratrie et une des causes qui nous oppose à la société. Ils sont peu nombreux, mais que de dégâts constatés !

Nous devons être inflexibles pour faire respecter non seulement la Loi de notre Ordre, mais la loi morale, à laquelle, nous avons librement juré de nous soumettre devant Dieu, sur les textes sacrés et devant tous nos Frères et Sœurs.

Notre fraternité cherche le bonheur de l’homme et de l’humanité, la fraternité universelle par le biais du travail sur soi-même, afin d’accéder à cet état de grâce qui permet l’accession à la clarté morale, à la connaissance de soi, à l’amour du prochain dans un effort de dépassement qui devrait faire l’admiration du profane.
Entrer dans le monde de la chevalerie du Temple, être Templier, implique un effort de perfectionnement intellectuel et spirituel, donc implique la Foi.

Mais l’homme choisit sa Foi et la gouverne selon son libre-arbitre, avec ses périodes de doutes évidents ; le doute étant aussi la Foi.
Il nous est arrivé souvent de douter, de nous reposer les questions principielles et ne savoir que répondre ; mais trahir, trahir notre idéal, trahir nos Frères, trahir nos Sœurs…Jamais.
Le tourment de l’esprit remet les choses en place, concilie et répond aux interrogations et ajoute à l’amour. Amour des hommes, amour de Dieu. Mais il ne faut rien oublier, rien renier, et rester fidèles. Rester fidèle à nos serments, rester fidèle à cet idéal de perfectionnement moral que nous devons poursuivre tout au long de notre passage ici-bas.

La fraternité, la recherche, la spiritualité, l’ésotérisme (partie de certaines philosophies anciennes qui devait rester inconnue des non-initiés), le théisme (doctrine qui affirme l’existence unique et personnelle d’un Dieu cause du monde) ainsi que le  déisme (croyance en l’existence d’un Dieu créateur, mais sans référence à une révélation), la religion, l’entraide, le caritatif, l’humanitaire, les rituels, les cérémonies, la gnose (connaissance des réalités divines de nature religieuse et ésotérique, supérieure à celle des simples croyants, et donnant accès au salut) , l’approche de la Kabbale (interprétation juive et ésotérique et symbolique du texte de la Bible), les cathédrales, la numérologie, l’histoire, le Haut Magistère.
Tous ces chemins différents sur lesquels nous devons travailler sont essentiels.

Nous ne manquons de rien, sauf de bon sens, pendant que plusieurs milliards d’êtres humains faméliques s’éteignent lentement, faute de médecine et d’aliments, voire d’honnêteté par certains chefs d’Etats  ne redistribuant pas les aides apportées par les grandes organisations internationales. Des enfants affamés sont réduits à l’esclavage.

La loi du profit entraine la mort lente de la planète, crée des épizooties dévastatrices incontrôlables, pollue la terre, les mers et l’atmosphère, où nucléaire, amiante, dioxine, réchauffement planétaire, pesticides et organismes transgéniques ne sont que les précurseurs, voire d’une apocalypse planétaire.

Dieu ne nous a jamais occulté la Voie, ce sont les hommes qui s’en détournèrent : responsables dirons-nous et coupables.
Pour ne pas perdre notre âme, à défaut de pouvoir reconstruire dès à présent ce monde, tentons de nous reconstruire tout d’abord nous-mêmes, et de bâtir une Chevalerie Templière, un Ordre capable d’assumer ces impératifs nouveaux incontournables et colossaux, à l’aube de 2014.

Le plus difficile ne sera pas de vaincre nos différentes passions selon chacun, mais vaincre nos certitudes, et plus encore nos habitudes bien ancrées en nous.

L’Ordre du Temple, initiatique et spirituel, doit aujourd’hui inspirer un rôle de refuge des valeurs morales et spirituelles dans une harmonie sociale bien meilleure.

Pour en terminer en gros, nos travaux seront axés sur la vraie fraternité, l’œcuménisme, la solidarité, l’humanisme et surtout la construction d’un nouvel édifice afin de pérenniser l’œuvre ; et pour ce faire ; nous comptons  sur la collaboration de tous nos Frères et nos Sœurs, car seul nous ne sommes rien !.
Travaillons les uns avec les autres, les uns pour les autres, les uns non sans les autres, afin de faire corps les uns et les autres face à l’Autre et ne plus faire qu’UN.:

« Seigneur Jésus, montre à chacun d’entre nous ici présent, dans une humble et profonde Foi, comment devenir  enfant de Dieu, et témoigner radicalement qu’en Toi, nous sommes vraiment la lumière du monde par l’Evangile de la Gloire de ton Père qui est notre Père à tous… »